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Inhassoro

Vue sur Vilankulo, sur la côte mozambicaine

Inhassoro

Ville côtière de la région de Vilankulo et Bazaruto

Image d’en-tête : Vilankulo — hermansmit, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Inhassoro est une ville côtière au nord de Vilankulo, près de l’extrémité nord de l’archipel de Bazaruto.

C’est une base plus tranquille sur cette portion de côte.

Comment s’y rendre

Inhassoro se trouve sur un tronçon goudronné de la route côtière au nord de Vilankulo, ce qui en fait une étape facile pour quiconque emprunte la N1 avant de bifurquer vers le littoral. Une voiture ordinaire suffit pour la dernière approche par temps sec, ce qui n’est pas le cas de plusieurs destinations plus au nord sur cette côte, qui exigent un 4×4. La ville ne dispose pas d’aéroport commercial : les voyageurs qui arrivent en avion passent généralement par l’aéroport de Vilankulo, puis poursuivent par la route ou en transfert, un trajet d’environ une heure.

Que voir et que faire

La ville fait directement face, de l’autre côté d’un étroit chenal, à la pointe nord de l’archipel de Bazaruto ; c’est l’un des points du continent les plus proches des îles, ce qui rend les sorties en bateau plus courtes et souvent moins chères qu’au départ de Vilankulo, plus au sud. La pêche sportive est un attrait majeur, avec des bateaux de location qui traquent marlins, voiliers et thons dans les eaux profondes au-delà du chenal, et plusieurs prestataires proposent des sorties spécialement conçues pour les pêcheurs plutôt que pour les simples curieux. L’observation des baleines pendant la migration des baleines à bosse, en gros de juillet à octobre, est un autre temps fort, avec des observations possibles depuis les bateaux sans devoir s’éloigner beaucoup au large.

Un lodge sur la côte près d'Inhassoro
Le littoral près d’Inhassoro, à proximité du chenal de Bazaruto

L’épave du Klein Amsterdam, un navire marchand hollandais qui a sombré au large de cette côte au XVIIe siècle, a fait des eaux environnantes un site d’intérêt pour la plongée sur épave, aux côtés de naufrages plus récents disséminés le long du chenal. Hors de l’eau, la ville possède un petit marché quotidien où les pêcheurs vendent la pêche du matin directement depuis leurs bateaux, et une promenade le long du rivage en fin d’après-midi permet de le découvrir sans participer à une visite organisée.

Où loger

L’hébergement est plus modeste et plus discret qu’à Vilankulo, avec une poignée de petits lodges et de cottages en location autonome égrenés le long de la route de la plage plutôt que de grands complexes. Cela convient aux voyageurs qui recherchent une base plus tranquille et moins aménagée pour explorer le nord de l’archipel, loin de l’affluence qui gagne le sud en haute saison. Le nombre total de lits étant plus réduit, mieux vaut réserver à l’avance pendant la saison des baleines, de juillet à octobre, lorsque les sorties de pêche et d’observation des baleines sont les plus demandées.

Meilleure période pour partir

Les mois secs et plus frais, de mai à septembre, offrent une mer plus calme et une meilleure visibilité pour la plongée et l’exploration des épaves, tandis que la période de juillet à octobre coïncide avec la migration des baleines à bosse le long de cette côte. Les mois plus chauds et plus humides, de décembre à mars, peuvent apporter des vents plus forts et des traversées plus agitées vers les îles, ce qui pénalise davantage les sorties de pêche et de plongée en bateau que les activités à terre. Le district d’Inhassoro, dont la ville est le chef-lieu administratif, était autrefois un comptoir commercial portugais avant de devenir, au cours des dernières décennies, une base de plus en plus prisée pour le tourisme de pêche sportive.

Pour en savoir plus, consultez l’article Wikipédia consacré à Inhassoro.

Inhassoro en bref

Région
Vilankulo et Bazaruto
Type
Station balnéaire
Porte d’entrée régionale
Aéroport de Vilankulo (VNX)

Les prestataires de pêche sportive proposent généralement des sorties d’une demi-journée ou d’une journée vers les tombants profonds au-delà du chenal, et la plupart peuvent être réservés directement par l’intermédiaire d’un lodge ou de façon indépendante au port. La remise à l’eau des poissons à rostre devient de plus en plus la norme, conformément à l’approche de conservation appliquée à l’ensemble de l’espace marin de Bazaruto, et plusieurs prestataires proposent désormais des programmes de marquage et de remise à l’eau qui alimentent les études régionales de suivi des poissons. Pour les voyageurs qui préfèrent rester plus près du rivage, de petits bateaux organisent aussi des sorties plus courtes de pêche sur récif et de pêche de fond dans les eaux côtières plus calmes.

Le centre-ville offre l’approvisionnement de base, du carburant et un petit choix de restaurants, mais l’offre est plus limitée qu’à Vilankulo : les voyageurs qui prévoient un séjour prolongé apportent donc souvent des provisions supplémentaires achetées dans une ville plus grande en chemin. La couverture mobile est généralement suffisante pour les appels et les messages, mais le débit des données peut être irrégulier : mieux vaut télécharger les cartes ou confirmer l’itinéraire jusqu’au lodge à l’avance plutôt que de compter sur une connexion en direct pendant la dernière approche par la route côtière.

À une courte traversée en bateau au nord du chenal depuis Inhassoro se trouve Santa Carolina, parfois appelée Paradise Island, une petite île qui abritait autrefois un hôtel, aujourd’hui abandonné, en activité pendant une grande partie du XXe siècle avant de tomber en ruine. Quelques prestataires locaux proposent des excursions à la journée pour en découvrir les ruines et le récif environnant, en associant une promenade autour des anciens bâtiments à du snorkeling sur le récif frangeant : un complément facile d’une demi-journée à un séjour plus long dans la région. Le passé de l’île, ancienne destination de vacances prestigieuse aujourd’hui discrètement reconquise par la végétation, suscite la curiosité des visiteurs qui s’aventurent au-delà des îles principales de l’archipel.

Inhassoro servant avant tout de base pour les activités en bateau plutôt que de station balnéaire à part entière, la plupart des visiteurs organisent leurs journées en fonction des marées et des horaires de départ plutôt que d’un programme fixe, et il est conseillé de vérifier les horaires la veille auprès du lodge ou du prestataire. La route côtière qui relie Inhassoro à Vilankulo traverse plusieurs petits villages de pêcheurs, et les voyageurs disposant de leur propre véhicule auront peut-être intérêt à faire quelques arrêts en chemin plutôt que de parcourir l’itinéraire d’une traite. Les stations-service sont rares sur ce tronçon : mieux vaut faire le plein avant de partir, dans un sens comme dans l’autre.

Les conditions de plongée autour d’Inhassoro bénéficient du même courant chaud des Aiguilles qui nourrit l’ensemble de l’espace marin de Bazaruto, et plusieurs sites de plongée accessibles depuis la ville offrent des passages sous roche, des jardins de coraux mous et des rencontres régulières avec des requins de récif et des raies, en plus des tortues, plus couramment observées. La visibilité est généralement meilleure pendant la seconde moitié de la saison sèche, de juillet à septembre environ, une fois les vents d’hiver retombés et avant que les premières tempêtes d’été ne commencent à soulever les sédiments le long de la côte. Les centres de plongée sont ici généralement plus petits et moins orientés vers les forfaits que ceux des îles-hôtels, ce que certains visiteurs préfèrent pour un programme plus personnel et plus souple, adapté aux conditions du jour plutôt qu’à un itinéraire figé.

Les initiatives communautaires se sont également développées autour d’Inhassoro ces dernières années, notamment de petits projets de conservation liés à la saison de ponte des tortues sur les plages voisines, et certains lodges s’associent à ces programmes pour permettre à leurs clients d’assister au suivi des nids ou à la libération de jeunes tortues lorsque le calendrier s’y prête. Des guides locaux, dont beaucoup ont été formés dans le cadre de ces mêmes programmes communautaires, mènent souvent les promenades et visites culturelles proposées en ville, ce qui permet aux visiteurs de consacrer une partie de leurs dépenses directement à la conservation et à l’emploi local, et pas seulement à l’hébergement et au transport.

Les voyageurs qui arrivent par la route doivent savoir que le dernier tronçon jusqu’à Inhassoro, bien que goudronné, se rétrécit par endroits et est partagé avec des piétons, des cyclistes et du bétail circulant entre les petits villages : mieux vaut adopter une allure tranquille une fois la nuit tombée plutôt que de forcer pour arriver tard le soir. La plupart des lodges peuvent aussi organiser une prise en charge directement à l’aéroport de Vilankulo, ce qui évite aux visiteurs arrivant en avion, plutôt qu’en voiture depuis le sud, d’avoir à emprunter ce tronçon par leurs propres moyens. Le change et le paiement par carte sont plus limités ici que dans les grandes villes : il est donc généralement conseillé d’avoir sur soi suffisamment de meticais mozambicains en espèces pour le carburant, les petits achats et les pourboires pendant toute la durée du séjour.

Le kitesurf et la planche à voile commencent aussi à attirer un public restreint mais croissant sur la côte près d’Inhassoro, grâce aux mêmes alizés réguliers qui rendent les conditions de navigation favorables pendant une grande partie de la saison sèche. Deux ou trois prestataires près de la plage proposent des cours et la location de matériel aux visiteurs qui veulent s’essayer à ce sport sans apporter leur propre équipement, même si l’activité reste bien plus modeste et moins développée que dans les spots de kitesurf réputés plus au sud sur la côte mozambicaine. Les conditions sont généralement les plus régulières entre mai et octobre, période qui coïncide avec la saison sèche propice à la plongée, à la pêche et à l’observation des baleines.

Pour les voyageurs qui combinent un séjour à Inhassoro avec un passage sur les îles de Bazaruto, il est courant de passer la première et la dernière nuit sur le continent et le milieu du voyage sur l’une des îles-hôtels, en utilisant la ville comme point de transit pratique à l’aller comme au retour. Cette formule facilite aussi la gestion des correspondances aériennes via Vilankulo, puisque les transferts peuvent être calés sur les vols charters réguliers plutôt que sur les horaires de bateau, plus limités et tributaires de la météo, qui relient directement les îles à d’autres points de la côte.

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